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Présentation

  • : Sociologie des civilisations rurales au Sénégal
  • : Mon blog cherche à vulgariser la sociologie rurale au Sénégal. Il me permet, en même temps, de mettre en ligne mes différentes activités pédagogiques à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis. De temps en temps, je présente quelques personnalités fortes de l'UGB qui ont gagné mon estime grâce à leur engagement pour la connaissance.
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  • Bouna Ahmeth FALL
  • Bouna Ahmeth Fall est sociologue. Il a été formé de la Première année au Doctorat à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Très attaché à cette institution, il y enseigne les sciences sociales depuis Dix Huit ans.
  • Bouna Ahmeth Fall est sociologue. Il a été formé de la Première année au Doctorat à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Très attaché à cette institution, il y enseigne les sciences sociales depuis Dix Huit ans.

Ce blog cherche à vulgariser la sociologie rurale au Sénégal. Bonne lecture!

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 21:32

~~Chers collègues,

je tire quatre grands enseignements de la lutte que nous avons menée ces derniers mois et qui aboutit aujourd’hui à la réforme effective des titres :

1) Le SAES sort grandi et renforcé de cette lutte. Je veux féliciter tous les collègues qui se sont mobilisés. Mention spéciale aux membres du bureau de la section UGB qui ont consenti d’immenses sacrifices en donnant sans compter au SAES. Ils ont tenu bon en faisant face avec beaucoup de courage aux menaces et intimidations.

2) Le SAES n’est pas seulement le Syndicat des enseignants permanents du supérieur. Il est le syndicat de l’enseignement supérieur. Sa responsabilité est, aussi, de défendre les autres catégories d’enseignants (vacataires et contractuels). Elle ne le fait pas toujours. Elle devrait désormais s’inscrire dans cette perspective. Ces catégories qui représentent le gros de la troupe sont les oubliés de la réforme. En quoi pouvaient-elles être concernées ? Nous n’avons jamais réfléchi à la question.

3) A quand la prochaine lutte ? Peu importe la date. Le syndicat doit fourbir ses armes, être dans la réflexion permanente et anticiper en mettant en place des stratégies pour le futur. La complexité de notre organisation et de ses mouvements méritent une plus grande vigilance. Intervenons sur cette réalité. Dans ce cadre, c’est le Bureau qui va accélérer la cadence. Je mets dans le panier les interrogations suivantes : Pour quelles raisons les enseignants du supérieur adhèrent-ils (ou non) au SAES et, le cas échéant, pour quelles raisons le quittent-ils ? Les systèmes de valeurs ont-ils changé ? Comment le SAES compose-t-il avec l'individualisme ? La notion de « collectif » peut-elle être reformulée ? Quand et comment les membres du SAES se mobilisent-ils collectivement? Quelles sont les innovations que le SAES devra mettre en place pour favoriser l’engagement de ses militants dans les campagnes de mobilisation et la participation à la vie syndicale ? Quels sont les outils et les stratégies, nouveaux ou anciens, qui permettront de bâtir un rapport de force, et comment seront-ils mis en œuvre par le SAES ? Comment le nouveau contexte financier, économique, social et politique influence-t-il le pouvoir de négociation du SAES ?

4) Les enseignants n’ont pas toujours raison dans leurs revendications mais les sociétés qui les frappent ont toujours tort car ils constituent, entre autres, le cœur de la nation. L’histoire leur a appris une chose : ils n’iront pas se faire recenser en baissant la tête. Nous avons été stigmatisés parfois méprisés. Nous servons le pays à la place qui est la notre et nous continuerons à défendre notre idée de la République et de l’Université publique. Nous faisons de cette option un combat idéologique.

Librement. Bien à vous.

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