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Présentation

  • : Sociologie des civilisations rurales au Sénégal
  • : Mon blog cherche à vulgariser la sociologie rurale au Sénégal. Il me permet, en même temps, de mettre en ligne mes différentes activités pédagogiques à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis. De temps en temps, je présente quelques personnalités fortes de l'UGB qui ont gagné mon estime grâce à leur engagement pour la connaissance.
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Profil

  • Bouna Ahmeth Fall est sociologue. Il a été formé de la Première année au Doctorat à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Très attaché à cette institution, il y enseigne les sciences sociales depuis Quinze ans.

Ce blog cherche à vulgariser la sociologie rurale au Sénégal. Bonne lecture!

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 12:07
Démarche de la sociologie rurale (résumé)

~~S'initier à la démarche sociologique dans un programme centré sur la sociologie rurale, c'est se donner les outils qui permettent de saisir le statut particulier de l'espace en sociologie. Cette initiation exige de s'émanciper d'une approche strictement fonctionnaliste et foncière pour envisager l'espace comme une production sociale. On sort donc d'une vision de l'espace compris comme un simple substrat matériel préalable pour découvrir que, du point de vue sociologique, l'espace est à chaque fois le produit d'un modèle culturel particulier.

30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 17:28

Ce que je ne pouvais pas dire

Broché– 21 avril 2016

de Jean-Louis DEBRÉ(Auteur)

Après neuf années passées à la tête du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré renoue avec la liberté de ton qu'on lui connaît. Jamais on n'a autant parlé de cette institution ni mieux compris son utilité que sous sa présidence. Dans ce livre, il évoque les dossiers qu'il a eu à traiter, les combats qu'il a menés, les dirigeants politiques qu'il a côtoyés et souvent affrontés.
Esprit libre, indépendant, attaché avant tout au respect du droit et des valeurs républicaines, il a pris les positions qui lui paraissaient conformes à sa mission, sans chercher à ménager aucun pouvoir, ni craindre d'être mis en cause, comme il l'a été par les dirigeants de l'UMP après le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Il a également dû se prononcer sur des lois et réformes majeures, notamment lors des débats sur le mariage homosexuel, la taxe carbone ou la loi Hadopi.
Il livre ici souvenirs, commentaires et mises au point sous la forme d'un journal tenu régulièrement au cours de ces neuf années, " au gré de mes humeurs ", écrit-il. Il raconte les démêlés qui l'ont opposé à Nicolas Sarkozy, ses échanges avec Valéry Giscard d'Estaing ou François Hollande et ses relations avec Alain Juppé, Manuel Valls, Jean-François Copé ou Bruno Le Maire. Il consacre aussi des pages émouvantes à Jacques Chirac, dont il a été l'un des confidents les plus fidèles, brossant de l'ancien président aux prises avec la maladie un portrait qui nous le rend encore plus attachant.

Source: http://www.islamachat.fr/ne-pouvais-dire-de-jean-louis-debre/

24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 19:50
Devoir sociologie rurale

Université Gaston Berger de Saint-Louis

UFR des Sciences Economiques et de Gestion

UFR des Sciences Agronomiques de l'Aquaculture et des Technologies Alimentaires

Master Agrobusiness

Sociologie rurale

Cours : Dr. Bouna Ahmeth Fall

Contrôle des connaissances

Samedi 09 Avril 2016 (2H)

Répondre dans les moindres détails aux quatre questions suivantes

Question 1 (5 points) : Pourquoi enseigne-t-on aux étudiants inscrits dans la filière agrobusiness un cours de sociologie rurale ?

Question 2 (5 points) : En quoi l’explication sociologique est-elle considérée comme une rupture métaphysique ?

Question 3 (5 points) : Résumer la pensée dominante présente dans la littérature sociologique sur la paysannerie au Sénégal.

Question 4 (5 points) : Quels sont les différents défis impliqués dans les stratégies à dominante défensives des paysans-agriculteurs sénégalais ? Renforcer votre réponse par des exemples précis.

Bon courage!

24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 19:44
Devoir LPGIE II

Université Gaston Berger de Saint-Louis

UFR des Sciences Economiques et de Gestion

Formation Continue

LPGIE II

Sociologie des organisations

Cours : Dr. Bouna Ahmeth Fall

Contrôle de rattrapage

Durée 2H

Répondre rigoureusement aux quatre questions suivantes. Eviter toute considération sans rapport explicite avec le sujet.

Question 1 (5 points) : Montrer que le pouvoir au niveau de l’entreprise est plus efficace quand il utilise les modes doux.

Question 2 (5 points) : A quoi renvoie « l’histoire faite corps » dans les entreprises africaines et pourquoi faut-il, mettre en avant cet aspect, pour mieux s’imposer dans la hiérarchie de l’entreprise ?

Question 3 (5 points) : Dégager, à partir des explications données dans le cours, l’utilité des différents capitaux pour les étudiants en sciences de gestion quand ils cherchent des stages.

Question 4 (5 points) : Décrire le processus d’ascension dans la hiérarchie d’une organisation africaine?

Franc succès !

24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 14:38
Cette semaine, j'ai lu le livre de Bruckner

~~La sagesse de l'argent Essai Pascal Bruckner « L’argent est une promesse qui cherche une sagesse. L’expression doit s’entendre au double sens : il est sage d’avoir de l’argent, il est sage de s’interroger sur lui. Il rend tout homme philosophe malgré lui : bien penser, c’est aussi apprendre à bien dépenser, pour soi et pour autrui. Avec l’argent, nul n’est à l’aise : ceux qui croient le détester l’idolâtrent en secret. Ceux qui l’idolâtrent le surestiment. Ceux qui feignent de le mépriser se mentent à eux-mêmes. Engouement problématique, réprobation impossible. Telle est la difficulté. Mais si la sagesse ne consiste pas à s’attaquer à cela même qui paraît à tous le symbole de la folie, à quoi bon la philosophie ? » P.B. Sources : http://www.grasset.fr/la-sagesse-de-largent-9782246857556

18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:49

Felwine Sarr est né le 11 septembre 1972 à Niodior, dans les îles du Saloum. Il effectue ses études primaires et secondaires au Sénégal et obtient son baccalauréat (série C) au Collège Sacré-Cœur à Dakar. Il poursuit des études d'économie à l'Université d'Orléans (France) où il soutient une thèse de doctorat sur le thème de la " Coordination des Politiques Macroéoconomiques dans la Zone Uemoa". En 2007, il rentre au Sénégal enseigner à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis. En 2009, il obtient l'Agrégation du supérieur en Économie (CAMES). En 2010, il est Lauréat du Prix Abdoulaye Fadiga pour la Recherche Économique. En 2011, il devient Doyen de la faculté d’économieet de gestion de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis et Coordonnateur de la nouvelle UFR des Civilisations, Religions, Art et Communication (CRAC) de l'Université Gaston Berger dont il est chargé de la mise en œuvre.

Il a publié trois romans : Dahij (Gallimard, roman philosophique sur la quête de soi et de sens (2009)2, 105 rue Carnot chez Mémoire d'encrier3 et Méditations africaines4 préfacé par le professeur Souleymane Bachir Diagne.

Il est le cofondateur de la maison d'édition Jimsaan, avec l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop. Avec ce dernier et Nafissatou Dia Diouf, il a repris la Librairie Athena à Dakar.

Il a été interviewé le 23 février 2016 sur France Culture dans l'émission 'La Grande table (2ème partie)': http://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/l-afrique-continent-d-espoir et en dialogue avec Jean-Joseph Boillot, Professeur agrégé de sciences sociales et docteur en économie, conseiller au club du CEPII pour les grands pays émergents.

Publications[modifier | modifier le code]

Dahij, Gallimard, coll. « L'Arpenteur »,‎ 2009, 144 p. (ISBN 978-2070122677)

105 Rue Carnot, Mémoire d'encrier,‎ 2011, 78 p. (ISBN 978-2923713571)

Méditations africaines, Mémoire d'encrier,‎ 2012, 130 p. (ISBN 978-2923713731)

Afrotopia, Philippe Rey,‎ 2016, 160 p. (ISBN 978-2848765020)

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Felwine_Sarr

17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:43
TD Papa Moussa Fall

TD PAPA MOUSSA FALL LCA 2

L’hyène et l’aveugle

L’hyène était là, elle n’avait plus rien à manger. Elle avait si faim qu’elle n’en pouvait plus.

Dans les rues du village, chaque fois qu’elle passait, elle voyait un aveugle debout, aux entrées des maisons, disant seulement des formules magiques Les gens lui donnaient de la nourriture qu’il mettait dans ses sacs jusqu’à ce qu’ils soient pleins à craquer. L’hyène regardait ces sacs. Partout où elle se rendait, elle était chassée. Elle se mit à regarder cet aveugle, chaque jour, lorsque l’aveugle disait : «Laara bilaahi la la … !», on lui donnait de la nourriture, jusqu’à ce que ses sacs soient pleins à craquer. Il rentrait chez lui.

L’hyène dit à l’aveugle : « Hé! As-tu envie de retrouver la vue ? »

L’aveugle dit : « C’est tout ce que je demande à Dieu le Maître ! »

Elle dit : « Pour ce qui me concerne moi, je veux être aveugle ! »

L’hyène ajouta : « Veux-tu que nous fassions un échange et que tu m’apprennes tes incantations ? »

L’aveugle lui répondit : « Oui, je t’apprendrai les formules magiques, ainsi tu pourras demander l’aumône ! »

L’hyène devint aveugle et l’aveugle retrouva la vue. L’aveugle lui remit les formules magiques. Le premier jour, elle récita les formules magiques et remplit ses sacs avec de la nourriture jusqu’à ce qu’ils soient pleins à ras bords.

L’hyène alla se coucher dans sa case et se mit à parloter. Dès qu’elle commença à sentir la faim, elle accrocha les sacs à ses épaules. Elle arriva à mi-chemin et oublia les formules ! Elle ne connaissait plus les formules magiques, et elle ne pouvait plus savoir qui était l’aveugle.

Alors, elle resta là, bêtement !

Conte recueilli par Pape Faye

Les pays africains doivent maintenant être conscient et exploiter l’immense trésor que renferment les langues nationales. Toute langue africaine sert de véhicule et e support à la civilisation de la communauté qui l’emploie c’est-à-dire ses traditions, ses coutumes ses mœurs, ses légendes, ses contes etc. Ce dernier citée est un récit, une dramatisation mettant en scène des personnages imaginaires humains, animaux ou surnaturels situant leur aventure dans un milieu invraisemblable. En Afrique, il est destiné le plus souvent à un public bien particulier : les enfants. Le conte pourrait jouer ainsi le rôle d’un agent socialisateur. Puisque, au-delà du divertissement l’une de ses tâches est de familiariser les enfants dans les bons comportements.

La nuit, le feu allumé, les oiseaux ne chantent plus tout est dans un calme absolu seul la voix du patriarche ou matriarche résonne et brise le silence, les enfants autour de lui tend l’oreille et écoute attentivement le sage qui leur conte une histoire le plus souvent didactique ou pédagogique.

Ce conte que nous avons choisis, « l’hyène et l’aveugle » mette en évidence la ruse exacerbée de l’hyène. Celui-ci n’a pas saisi ce dicton « quand on a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a » aussi « ku yàgg ci teen baak, fekk la fa » on peut même y ajouter « ku muñ muuñ ». En opérant un échange selon lequel il donnerait la vue à l’aveugle et celui-ci lui apprend les paroles incantatoires pour que chaque jour il puisse se rassasier, l’hyène, oubliant ces paroles, tombe dans le piège du désespoir et de l’obscurité.

Avec force merveilleux et fort amusant, ce conte inculque à l’enfant des vertus comme le « doylu », le « muñ » et le « nit du tayyal »

« doylu » « nit day doylu » dit le proverbe wolof. Ce verbe pronominal équivaut en français à « se suffire ». En pays wolof cette vertu occupe une place importante. Chaque individu à bas âge avoir doit la cultiver en fin de faire face à des situations de carences de matérielles ou autres. Ainsi l’enfant à travers cette vertu enfourche cette expression « xalé day tëyé loxoom » (l’enfant doit tenir sa main). De ce se fait beaucoup de vices comme « le sajj » (vole) « xarandi » l’impatience lui seront épargnés.

Le « muñ » (persévérant ou endurant) n’est-ce pas c’est l’adage wolof qui dit « ku yàgg ci teen baak feekk la fa ». L’impatience a valu la cécité à l’hyène. Ainsi l’enfant à travers ce conte apprend l’endurance, la persévérance, aussi que l’homme ne doit pas vendre sa dignité au profit de la gourmandise. Cette valeur est aussi attribuée à la femme. A travers ce personnage l’hyène, le conte initie la jeune fille à l’endurance dans son « neegu sëy » (le ménage)

Le « tayyal » (la paresse). « Qui veux la facilité n’aura que des choses faciles » dit-on. En voulant se reposer sur les sentiers du travail, l’hyène a perdu la vue. Dans la société wolof la paresse est bannie, chaque individu doit suer son front pour survivre

Dans le conte chaque personnage symbolise un individu de la société, soit incarnant de bonne valeurs, soit le contraire. Dans ce conte l’hyène symbolise, l’enfant gourmand, impatient refusant d’aimer ce que la Nature lui a octroyée et l’aveugle, l’enfant qui préfère la vue que d’aller toujours frapper à la porte de chaque maison.

Quoi qu’on puisse dire le demeure par essence pédagogique ou didactique. Cependant, il commence à perdre sa valeur d’antan. Etant sous l’emprise de la modernité occidentale, la société wolof doit dans hic et nunc conserver ses valeurs littéraires, culturelles, artistique, si elle veut se faire entendre dans le concert des nations.

Travail présenté par Papa moussa Fall

17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:37
TD Yaye Khady Gueye

Yaye Khady Gueye L2 LCA

Connaissance de la société africaine wolof

Travail Dirigé

Sujet : Prendre un conte wolof, le traduire en français et dire sa portée pédagogique.

La djinné, la jeune femme et l’oiseau

Il y avait un homme qui était riche, et beau de surcroît, mais il n'avait pas de femme, car celles qu'on lui donnait dans le pays, même belles, il disait qu'il n'en voulait pas. Celles qu'on lui choisissait, il disait qu'il n'en voulait pas. Un jour, il prit son cheval, et dit qu'il allait chercher une femme pour savoir s'il en obtiendrait. Il monta sur son cheval, il partit.

Il galopa, galopa, galopa, galopa, galopa jusqu'à la forêt. Il rencontra un vieil homme, il lui fit l'aumône.

Le vieil homme lui dit :
-Monfils où vas-tu ?
Il lui répondit :
- Moi, dans le pays où je suis né, celle qu'on m'offrait comme femme, il se trouvait que je ne l'aimais pas.
Celle que l’on me donnait, je ne l'aimais pas, alors, je voulus aller chercher moi-même.
Le vieux lui dit:
- Quand tu iras jusqu'au milieu de la forêt, tu y verras des citronniers, quand tu avanceras jusqu'au milieu des arbres, tu verras trois citrons. Tu les cueilleras ensemble. Quand tu seras en pleine forêt, et quand tu éplucheras un citron, quelqu'un en sortira, elle te demandera quelque chose.
L'homme dit Oui.
Il conduisit son cheval, le conduisit, le conduisit jusqu'en pleine forêt, jusqu'à ce qu'il vit les trois arbres. Il s'enfonça, vit les trois citrons, les cueillit ensemble. Il chevaucha jusqu'au cœur de la forêt, éplucha l'un. Une jolie femme en sortit et lui dit :
- Père, donne-moi du tabac.
Il lui dit :
-Moi, je n'ai pas de tabac.
Elle lui dit :
-Donne-moi du pain.
-Moi je n'ai pas de pain.
- Donc toi, tu ne peux pas m'entretenir, je retourne à ma coque.

Il lui restait deux citrons. Il reprit sa course, chevaucha jusqu'en pleine forêt. Il en éplucha un autre. Une plus belle fille que la première en sortit, lui dit :
-Père, donne-moi du pain.
Il lui dit :
-Moi, je n'ai pas de pain.
-Donne-moi du tabac.
-Moi, je n'ai pas de tabac.
- Donc toi, tu ne peux pas m'entretenir, je retourne à ma coque.

Il lui restait un citron. Il s'en alla acheter son pain et son tabac. Il chevaucha, chevaucha, chevaucha encore au plus profond de la forêt. Il éplucha le citron qui lui restait. Une fille plus belle encore que celles-là, en sortit et lui dit :
-Père, donne-moi du pain.
Il lui donna du pain, elle mangea à sa faim.
Elle lui dit :
-Donne-moi du tabac.
Il lui en donna, elle chiqua comme elle voulait.
Elle lui dit :
-C'est avec toi que je veux rester.
L'homme lui dit :
- Maintenant, nous allons faire une chose : je veux partir dans notre pays apprendre aux gens là-bas que j'ai une femme, pour qu'ils puissent nous accueillir. Je veux que tu habites ma maison ici. Nous y resterons jusqu'à ce que je parte.
Sa maison alors était en haut d'un arbre, et surplombait la mer.
La jeune femme lui dit :
- Oui.

Ils y restèrent jusqu'à ce qu'ils aient un garçon. Et le mari partit l'annoncer aux gens du pays. Et il s'en alla. Quand la femme se levait, et que son enfant dormait, elle se penchait à l'étage. Son ombre se reflétait ainsi sur l'eau. Une Djinné vint y chercher de l'eau ; elle regarda l'ombre et la sienne.
Elle s'exclama :
- Ei ! Moi je suis aussi belle que ça ! Belle à ce point ! Et l'on m'envoie chercher de l'eau ! Elle brisa le canari et s'en alla.
Le lendemain encore, quand elle vint chercher de l'eau, la djinné dit :
- Ei ! Moi je suis alors aussi belle que ça ! Belle à ce point et l'on m'envoie chercher de l'eau !
Elle brisa le canari.
À la troisième fois, elle revint, regarda l'ombre et dit :
- Ei ! Moi, je suis donc aussi belle que ça ! Belle à ce point et l'on m'envoie chercher de l'eau!
-Elle brisa le canari.
La femme d'en haut s'esclaffa.
La djinné lui dit :
- Aââ hâââ ! Alors ! C'est donc toi qui es perchée là, et quand je venais, je me croyais aussi belle. Alors que c'est toi qui es perchée là-haut ! Descends, que je te tresse.
La femme lui dit :
- En tout cas moi, je ne descends pas, car mon mari me l’a défendu.

La djinné lui dit :
- Descends seulement, ça ne durera pas, les tresses ne dureront pas longtemps, je te ferai de jolies tresses, comme ça quand ton mari viendra...
Elle descendit.

Le génie la tressa ; ensuite elle prit une épingle qu'elle lui planta au milieu du crâne. La femme se change en oiseau, prit son vol, s'en alla... un bel oiseau. La djinné monta la remplacer en haut.

Quand l'enfant s'éveillait, elle le portait. Jusqu'à ce que le mari revint. Il lui dit :
-Moo ! Où est ma femme ?
Elle lui répondit :
- Je suis là. Nous, nous sommes comme ça, les gens de chez nous, nous nous métamorphosons, aujourd'hui nous sommes belles, demain laides...
Il dit :
- Ei ? Moi, que vais-je devenir, avec ma honte ? J'ai averti les gens de mon pays, et ils préparent toutes sortes de choses. Je refusais toutes celles que l'on me donnait dans le pays, et je leur amène ce laideron !

Elle lui dit :
- Nous, c'est ainsi que nous sommes... ainsi seulement nous sommes, chez nous...
Il lui dit :
-Bien, partons.
Ils partirent. Les gens du pays se mirent à rire. On se moquait de lui.
D'aucuns le huaient :
- Ei ! Ce garçon-là, qu'Allah le tue ! Il refusait toutes celles qu'on lui donnait, et il nous amène cette femme-là ! Celui-là, qu'Allah le tue !
Ainsi allaient les choses, puis un jour, l'homme dit :
-Allons ramasser des oiseaux dans la forêt.
On partit, et l'on ramassa, ramassa, ramassa... Jusqu'à ce que l'on ramassât la mère de l'enfant changée en oiseau. C'était un bel oiseau.

On vint alors le mettre dans la maison.
L'oiseau aimait l'enfant ! L’enfant grandit ! L'oiseau l'aimait à en mourir.
À tout moment, il se posait sur lui, il le caressait.
La djinné dit :
-Cet oiseau-là, tuons-le. Demain, noustuerons tous les oiseaux.
L'enfant pleurait et demandait qu'on ne tue point l'oiseau. Il pleurait et demandait à son père qu'on ne le tue pas. Jusqu'au jour où on étala la natte pour manger.

L'oiseau vint et tchapp ! Il se posa au milieu du plat. L'enfant le caressa, le caressa, il ôta l'épingle piquée dans sa tête. L'oiseau redevint sa mère. La djinné mourut là-bas. Alors l'homme dit aux gens du pays.
-C'est celle-là qui était mon épouse. On l'avait transformée en oiseau.
Avec la mère et l'enfant, ils continuèrent à vivre ensemble.

C’est ainsi que le conte tomba dans la mer…

En milieu wolof, le conte joue un rôle très important de socialisateur grâce à sa vertu pédagogique.

Ainsi dans ce conte, on peut tirer trois leçons de morale : premièrement on peut dire que, dans la vie, il ne faut pas être égoïste encore moins hypocrite…

Ensuite, il ne faut toujours pas avoir confiance aux gens ; il faut se méfier des étrangers et surtout suivre le conseil des personnes… (La jeune femme)

Enfin la jalousie n’est pas bonne ; il faut être fier de ce qu’on est et de ce qu’on a, n’envier personne… (La djinné)

Quant à l’enfant, son amour pour sa mère a permis à celle-ci de redevenir humain ; on peut ainsi dire qu’un enfant est toujours redevable envers sa mère même si on ne peut pas payer nos mères.

12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 13:43

L'Université nous laisse peu de répit pour réfléchir à notre métier et à notre rôle. Il faut pourtant s’y coller de temps en temps. A quoi peut bien servir un universitaire qui n'explique pas à l’opinion la nouvelle donne créée par les autorités en bafouant nos valeurs fondamentales (la liberté, les droits de l'homme, la justice, l'égalité devant la loi, la primauté de l'intérêt général…) qu’elles sont censées garantir à tous les citoyens. A comprendre, à faire comprendre et à rappeler que, contrairement à ce que nous serinent les pouvoirs publics, ils sont les premiers fossoyeurs de l’université républicaine. Ce triple travail d'expertise, de pédagogie et de résistance démocratique, nous devons le faire aussi rigoureusement que possible. En décortiquant, par exemple, les ressorts de la grève qui nous préoccupe en ce moment. En gardant à l'esprit que les universités sénégalaises doivent rester au service de la société. Ce travail nécessite cependant une parfaite indépendance. A l'égard du pouvoir politique, bien sûr. A l'égard de la pensée dominante également, dont la crise pourtant dévastatrice n'a manifestement atténué ni la puissance ni l'arrogance. Pour ma part, je considère que les résultats mitigés de notre grève et les différents sons de cloches que nous entendons nous conduisent à reconsidérer les effets plus ou moins pervers de cette forme d'action. Est-elle encore adaptée à l’université sénégalaise telle qu'elle est actuellement ? Pourrait-on imaginer d'autres moyens de lutte plus efficaces ? En constatant tous ces effets pervers, je me suis demandé pourquoi notre grève est si peu productive aujourd'hui. Il y a eu des moments de notre histoire sociale où les mouvements de grève ont fait progresser nos conditions de travail et ont été décisifs pour la conquête des droits des enseignants-chercheurs. Mais dans le contexte de la banalisation de la parole donnée des gouvernants et de la désacralisation des sceaux de la République, le SAES a de plus en plus de mal à savoir qui affronter et surtout comment construire un rapport de force bénéfique à nos revendications : l'ennemi de l’université sénégalaise est devenu diffus, insaisissable, malicieux, manipulateur et cynique. Nos universités sont aussi de plus en plus composites, de facto les intérêts des enseignants-chercheurs ne sont pas forcément les mêmes pour tous. Par exemple, à Gaston Berger une UFR a bouclé son premier semestre 2015-2016, une autre a du mal à terminer son second semestre 2014-2015. Le même ciel pour tous mais la ressemblance s’arrête là. Ce sont ces aberrations et ces ambivalences qui peuvent mobiliser notre réflexion. Les positions, sous leurs multiples formes, expriment aussi les tensions qui traversent l'identité même de ce métier d’enseignant-chercheur en plein bouleversements. Les profils et les perceptions sont divers. Nous pourrions en faire une force. Qui a tort, qui a raison ? Je réponds à la question en citant Deng Xiaoping : « Peu importe qu'un chat soit noir ou blanc, pourvu qu'il attrape les souris », affirme celui que l’on appelé "le petit timonier", rompant avec l'idéologie maoïste selon laquelle c'est « le rouge qui prime sur l'expert ». Autrement dit, si nous devons rester des « grèviculteurs », nous pouvons également refuser de penser la solution qu’à travers cette action. Le défi est d’innover et de mettre en place d’autres stratégies. Faire la grève, oui mais en même temps aller au charbon pour montrer que nous avons d’autres cordes à notre acte. A ce propos la réflexion reste ouverte (d'autres moyens de lutte plus efficaces sont-ils possibles?)

'appelle chaque militant à se mobiliser pour le SAES Section UGB afin de lui permettre de redonner du sang neuf à notre famille syndicale nationale. ~~J'appelle chaque militant à se mobiliser pour le SAES Section UGB afin de lui permettre de redonner du sang neuf à notre famille syndicale nationale.

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 14:03
Méthodologie des sciences sociales

Université Gaston Berger de Saint-Louis

UFR des Sciences Appliquées et de Technologie

UFR des Sciences Economiques et de Gestion

Mathématiques Appliquées et Sciences Sociales

Méthodologie des sciences sociales

Cours : Dr. Bouna Ahmeth Fall

Contrôle des connaissances

Répondre aux quatre questions suivantes

Question 1 (5points) : Dégager les préalables épistémologiques à toute recherche en sciences sociales.

Question 2 (5points) : Dans quelles mesures les motivations, les attitudes, les perceptions… sont-elles les cibles des études qualitatives ?

Question 3 (5points) : Dans les études qualitatives, dégager les différents types d’entretien de groupe.

Question 4 (5points) : L’ONG « Restaurer les patrimoines d’Afrique » vous recrute pour faire une étude sur le patrimoine architectural de la ville de Saint-Louis :

a) (2 points) : Dégager les groupes-cibles pouvant être concernés par l’étude dans la commune de Saint-Louis en justifiant votre réponse.

b) (3 points) : Formuler une grille d’observation. Le contenu de cet instrument de recueil des données cherche à cerner le point de vue des enquêtés sur la question abordée par l’étude.