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  • : Sociologie des civilisations rurales au Sénégal
  • : Mon blog cherche à vulgariser la sociologie rurale au Sénégal. Il me permet, en même temps, de mettre en ligne mes différentes activités pédagogiques à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis. De temps en temps, je présente quelques personnalités fortes de l'UGB qui ont gagné mon estime grâce à leur engagement pour la connaissance.
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Profil

  • Bouna Ahmeth Fall est sociologue. Il a été formé de la Première année au Doctorat à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Très attaché à cette institution, il y enseigne les sciences sociales depuis Quinze ans.

Ce blog cherche à vulgariser la sociologie rurale au Sénégal. Bonne lecture!

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:15
TD Serigne Mbacké Kane

~~Le «kalante» ou la «parenté à plaisanterie» (appelée aussi cousinage à plaisanterie) est un système de solidarité inter-clanique et inter-ethnique très répandus en Afrique de l’Ouest plus précisément au Sénégal dans la société wolof et qui joue un excellent rôle dans la société notamment raffermir les liens inter-ethnique. D’ailleurs c’est dans cette mouvance que nous interrogeons sur sa portée socio-culturelle afin de montrer son impacte dans la société. Pour ce faire, nous allons donnés un exemple de cousinage á plaisanterie puis donné quelques exemples de mots ou d’expressions utilisés pour les taquineries. Ce lien ne repose pas sur une parenté réelle entre alliés la «parenté à plaisanterie» concerne des personnes ayant des liens de parenté avérés. La manifestation la plus remarquable du « Kalante » réside dans les échanges de plaisanteries entre alliés. Les propos souvent injurieux qu’échangent à toute occasion les partenaires ne peuvent donner lieu à aucune conséquence. Mais au delà de cet aspect ludique, l’alliance requiert une assistance mutuelle entre les « kal » en toutes circonstances, un devoir voire une obligation de médiation lorsque l’un des partenaires est en conflit avec un tiers personne. Car ayant longtemps vécu dans un même territoire et ayant beaucoup partagé pendant des années, les mènent á un niveau où ils ne sont plus des simples « kal » mais des membres de famille. L’exemple du nom KANE et ses « Kal » en est une parfaite illustration notamment les DIA, SEYE, SALL… qui selon les grands-parents ont le même ancêtre mais égalent la même origine. Raison pour laquelle ils se taquinent mutuellement. Et chacun prétend être le roi ou le Maitre de l’autre ainsi de suite et le débat s’impose d’où un combat verbal dont tous les coups sont permis mais tout cela dans une atmosphère de moquerie de fraternité doux et plein de bonne humeur. Dans la société wolof une autre expression de moquerie est aussi utilisé pour désigné son/ses KAL comme « kilaysummi » c’est á dire celui qui enlève tes vêtements cela traduit á juste titre que si un de vos Kal te surprend en fragrant délits comme oublié un accessoire quelconque là où ce dernier mangé. Ou bien d’oublier une chose ou une personne importante á l’heur de la restauration ou tant d’autre. Ainsi ton kal qui te surprend á le droit de prendre votre boubou. Et on vous qualifiera de « Saalit ». Et toujours dans ce lot de parenté á plaisanterie de kane et ses semblables ils utilisent des qualificatifs de moqueries comme : « kusánt Dia bookoseetedooaň »c’est á dire si tu rends visite á une personne qui se nom Dia tu ne va pas manger á midi. Pour s’attaquer au Diayen et Eux á leur tour se réplique sur ceux qui se nomment Sall. En disant « kusánt Sall saa su nirookujaaxlerekxamal ni dafaxiif » En d’autres termes á chaque fois que tu vois un sallén avoir l’aire préoccuper sache qu’il a faim ou pour taquiner les Kaneenen disant « kusántkanekërgumunékkmoydiňccaabi sax mi »ce qui veut dire que celui qui se nomme kane garde toujours la clé du grenier dans la maison juste pour lui taxer de groument et la listent n’est pas exhaustive pour ne citer que ces exemples. Voila la richesse de ces parentés á plaisanterie qui participait profondément á renforcé les liens sociaux entre ces individus de même ou d’ethnie différente. Cependant force est de constater que cette tendance tend á se renverser de nos jours avec l’avènement des comportements et habitudes importés de l’occident on assiste á la disparition de ces kal. La jeunesse d’aujourd’hui ne se souci même plus de qui est sont kal ou qui ne l’est pas ce qui va favoriser l’individualisme et encouragé la fermeture en soi ainsi la solidarité de plus en plus menacé, les valeurs négligés, la cohésion piétinée et l’entre aide oublié. Au terme de notre analyse nous pouvons dire que le Kalante jouait un rôle très important dans la cohésion social et tout ce qui s’y rapporte. En revanche avec le mimétisme culturel on tend vers sa disparussions alors le préservé apparait comme un impératif pour tout un chacun. Réalisé par : Serigne Mbacké Kane

18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:10
TD Seigne Mbacké Kane

~~ UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS UFR : DES CIVILISATIONS, RELIGIONS, ARTS ET COMMUNICATION SECTION LANGUE : LANGUES ET CULTURES AFRIACINES LICENCE 2 HNHHN Présenté par : sous la direction de : Serigne Mbacké Kane Dr B.A FALL ANNEE ACADEMIQUE 2015/2016 TD 2 Faites la calcification des gris-gris selon le type de personne (homme, femme et enfant) et montrer ce que ces gris-gris sont sensés apportés aux maux de la société wolof.( pour les gens qui y croient) Le mysticisme est un fait qui a longtemps existé en Afrique et plus précisément dans la société wolof. Il se définit comme étant un ensemble de fait ou d’événement qui se fondent sur la croyance en une réalité essentielle pour la compréhension de l’univers qui dépasse l’entendement humain. Des pratiques mystiques sont donc des expériences spirituelles qui mettent en exergue une communication avec une réalité transcendante non discernable par un sens commun ou ordinaire. C’est dans cette mouvance que nous nous interrogeons sur son impacte et sa considération dans la société wolof. Au cours de ce présent travail, nous allons faire une classification de quelques exemples de « «gris-gris » utilisés selon les catégories de personnes et en fonction de leur l’âge. Aussi longtemps que nous remontons le temps il semble que le mysticisme á toujours animé certains wolof. Donc cela apparait comme un héritage que les ancêtres ont transmis á leurs enfants qui vont perpétués la tradition. Ce qui le prouve c’est á travers les recherches mené sur le terrain nous montres que la plus part des personnes rencontrés nous révèlent qu’ils utilisent la mystique grâce á l’influence ou même parfois l’obligation des parents. Qui apparaisse comme gardiens et commanditaire de ses pratiques. Parmi les quels nous allons donnés quelques exemples gradués en fonction de l’âge et du genre. Pour les Bébés selon certaines personnes les djinns peuvent á tout moment échangés l’enfant ou prendre son esprit, raison pour laquelle on utilise un gris-gris intitulé « «njegenaay » composé d’un petit bâton issu d’un ballais et un couteau pour protéger le bébé et sa maman. Toujours dans cette mouvance de protections contre les djinns si le bébé a un mois on lui accroche un gris-gris du nom de « jalawle » qui est constitué de deux ensembles de « teere » qui vont croisés l’enfant respectivement de la gauche vers la droite et de la droite vers la gauche. En guise de précision ce type de gris-gris est utilisé pour les bébés de sexe masculin comme de celle féminin. Au bout de quelques années l’enfant commence á ramper et apprend á marcher on lui accroche une amulette du nom de « xamsoonaa » qui lui permettra de ne pas manger du sable. Et plus tard c’est ce même « «xamsoona » qu’on lui accrocha mais cette fois ci autour du bassin pour que l’enfant ne fasse pas pipi au lit. Vers l’adolescence certains parents donnent égalent á leurs enfants le « «perulaobe » ou communément appelé « waxleen ». Ce gris-gris est souvent composé de corde tricolore autour du quel estattaché une perle ou un petit os. Selon Mère Soda Ndiaye Parmi les personnes interrogées. Elle l’utilise pour que ses enfants deviennent les plus célèbres dans le quartier dont personne n’oubliera en cas de toute sorte d’énumération. Vers l’adolescence une légère différence commence á se faire ressentir entre les gris-gris pour les garçons et celui des jeunes filles. Dans ce stade d’âge les gris-gris pour les garçons se porteront essentiellement sur la protection contre les mauvais esprits tout en sachant qu’á ce niveau les gamins sont turbulent et font face á plusieurs dangers. Dans le cas des villages on les donne des gris-gris comme le « «fálle » pour les protégés contre les animaux sauvages et reptiles dangereux tel que le serpent comme le soutien baay Mor un Ancien cultivateur interroger sur la question. Et pour les jeunes filles de petites amulettes du nom de «ndaw » qui les permettront de sauvegarder leurs virginités et quand elles seront un peu plus grande vers l’âge de se marier leur mère le plus souvent ou leur badiane les donnes le «du lámb » comme sont nom l’indique qui les permettront d’avoir un mari le plutôt possible. Consternant les hommes á ce niveau ils cherchent ce qu’on appel le « «bayre » qui est un peu similaire au pérulaobéprécité pour les enfants, un gris-gris qui assure la célébrité et aussi permet aux hommes de ne pas avoir de problèmes pour trouver une femme. Il y’a aussi le « njarta » utilisé par les vendeurs ou vendeuses pour facilité la vente de leur produits nous dit Modou Sarr un marchant ambulant qui confirme l’efficacité de ce gris-gris. Pour les voleurs et imposteur c’est le « nemm ou tákk » qui font leur affaire car ces derniers leur permet de prendre tous les biens d’une personne sans qu’il s’en rend compte même s’ils sont en face de lui. Parmi ses gris-gris aussi il y’en a certains qui sont utilisés dans les ménages soit pour consolider la relation tel que nous le révèleFatoufaye comme le « boole » qui permet de raffermir les liens d’un couple ou le « «ňaamjoodo » chez les peulh pour retenir un homme ou d’avoir le pouvoir de le dompté. Et chez les personnes âgés qui sont des monuments dans la concession utilise la plus part le « kaarange « ou le « fay wax » comme Abdou Diagne nous le dit pour s’interposer aux éventuels conflits dans la famille. Mais également c’est á eux de faire le « Suur » mensuel, hebdomadaire ou journalier comme Coumbandiaye, étudiante nous l’explique. C’est á dire la grand-mère le plus souvent utilise sont encensoir en y mettant une poudre communément appelé le « cuurayusaytane ou cuurayuyudëmm » pour protéger les membres de la famille contres les djins ou les anthropophages. Et pour ne citer que ces exemples, la liste n’est pas exhaustives il y en a autant de gris-gris pour tout sorte de fait social. Au terme de notre analyse, nous pouvons dire que le mysticisme est un fait omniprésent dans la société wolof qui n’épargne pratiquement aucun domaine, car les enquêtes menés sur le terrain nous ont prouvés qu’il est tellement ancré dans le quotidien des sociétaires et qu’il sera vraiment difficile de leur en départir. Cependant á coté de ces gens qui y croient y’en a d’autres qui n’y croient pas et qui soutiennent que tout ce qui leurs arrivent bon où mouvais est la divine et Ils croient en Dieu. Mais la question qui se pose dés listant est de savoir si pratiquer la mystique est synonyme de ne pas croire en DIEU? Sources : cours de connaissance de la société wolof Des enquêtes menés dans le Baol plus précisément á touba Etquelques étudiants rencontrés á l’université Gaston berger de Saint-Louis Personnes interrogés  Mère Soda Ndiaye (touba)  Baay Mor (touba)  Modou sarr (touba)  Fatoufaye (UGB)  Abdou Diagne(UGB)  Coumbandiaye (sanar) sRéalisé par Serigne Mbacké

11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 20:45

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

Fiche technique

Où Jean d'Ormesson nous propose une manière de Mémoires sans en être. Où il oscille entre un Rousseau qui aurait de l'humour et un Chateaubriand rattrapé par Flaubert. Pour abordé une question qui a toujours été centrale dans son œuvre : MOI ! On pourrait s'en offusquer, y voir la manifestation accablante d'un narcissisme démesuré, ce serait oublié un peu vite que notre d'Ormesson national est un véritable écrivain. Tout chez lui fait littérature ! Et à l'heure où les autofictions nauséabondes envahissent les médias on peut trouver courageuse la tentative de cet éternel jeune homme de plus de 90 printemps d'ouvrir son propre procès ! Jean, Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d'Ormesson comparait en effet devant un procureur coriace qui n'est autre que lui même. "Je dirai malgré tout de même que cette vie fut belle" ne serait donc décidemment pas un livre de mémoire mais renverrait aux minutes d'un procès. Le résultat est alerte, gai et plein d'esprit : "Je suis un écrivain français au temps où les écrivains français, hier encore triomphants à travers le vaste monde, sont en voie, sinon de disparition (...) du moins en déclin." D'Ormesson nous propose une plongée vertigineuse et tonique dans son passé tout en se livrant à un inventaire passionnant autour des écrivains qui l'ont influencé où qu'il a fréquentés. Un index permet d'ailleurs de pouvoir circuler dans cette œuvre par noms d'écrivains ce qui ajoute au plaisir de la lecture et de la découverte. Le mode de l'interrogatoire de justice permet de conserver au fil des pages une tension qui rend la lecture parfois haletante. L'écrivain sait jouer des procédés syntaxiques et stylistiques qui permettent de garder son lecteur dans le prétoire jusqu'à la dernière ligne. On retrouve au détour de certaines pages l'intensité dramatique de la fin des "Mémoires d'Outre Tombe", l'épreuve du temps, la disparition des amis et des traditions, l'évolution de la langue, le vertige devant l'inéluctable qui s'avance. Un grand livre, un beau livre, un livre de vie.

Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)

4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 12:07
Démarche de la sociologie rurale (résumé)

~~S'initier à la démarche sociologique dans un programme centré sur la sociologie rurale, c'est se donner les outils qui permettent de saisir le statut particulier de l'espace en sociologie. Cette initiation exige de s'émanciper d'une approche strictement fonctionnaliste et foncière pour envisager l'espace comme une production sociale. On sort donc d'une vision de l'espace compris comme un simple substrat matériel préalable pour découvrir que, du point de vue sociologique, l'espace est à chaque fois le produit d'un modèle culturel particulier.

30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 17:28

Ce que je ne pouvais pas dire

Broché– 21 avril 2016

de Jean-Louis DEBRÉ(Auteur)

Après neuf années passées à la tête du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré renoue avec la liberté de ton qu'on lui connaît. Jamais on n'a autant parlé de cette institution ni mieux compris son utilité que sous sa présidence. Dans ce livre, il évoque les dossiers qu'il a eu à traiter, les combats qu'il a menés, les dirigeants politiques qu'il a côtoyés et souvent affrontés.
Esprit libre, indépendant, attaché avant tout au respect du droit et des valeurs républicaines, il a pris les positions qui lui paraissaient conformes à sa mission, sans chercher à ménager aucun pouvoir, ni craindre d'être mis en cause, comme il l'a été par les dirigeants de l'UMP après le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Il a également dû se prononcer sur des lois et réformes majeures, notamment lors des débats sur le mariage homosexuel, la taxe carbone ou la loi Hadopi.
Il livre ici souvenirs, commentaires et mises au point sous la forme d'un journal tenu régulièrement au cours de ces neuf années, " au gré de mes humeurs ", écrit-il. Il raconte les démêlés qui l'ont opposé à Nicolas Sarkozy, ses échanges avec Valéry Giscard d'Estaing ou François Hollande et ses relations avec Alain Juppé, Manuel Valls, Jean-François Copé ou Bruno Le Maire. Il consacre aussi des pages émouvantes à Jacques Chirac, dont il a été l'un des confidents les plus fidèles, brossant de l'ancien président aux prises avec la maladie un portrait qui nous le rend encore plus attachant.

Source: http://www.islamachat.fr/ne-pouvais-dire-de-jean-louis-debre/

24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 19:50
Devoir sociologie rurale

Université Gaston Berger de Saint-Louis

UFR des Sciences Economiques et de Gestion

UFR des Sciences Agronomiques de l'Aquaculture et des Technologies Alimentaires

Master Agrobusiness

Sociologie rurale

Cours : Dr. Bouna Ahmeth Fall

Contrôle des connaissances

Samedi 09 Avril 2016 (2H)

Répondre dans les moindres détails aux quatre questions suivantes

Question 1 (5 points) : Pourquoi enseigne-t-on aux étudiants inscrits dans la filière agrobusiness un cours de sociologie rurale ?

Question 2 (5 points) : En quoi l’explication sociologique est-elle considérée comme une rupture métaphysique ?

Question 3 (5 points) : Résumer la pensée dominante présente dans la littérature sociologique sur la paysannerie au Sénégal.

Question 4 (5 points) : Quels sont les différents défis impliqués dans les stratégies à dominante défensives des paysans-agriculteurs sénégalais ? Renforcer votre réponse par des exemples précis.

Bon courage!

24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 19:44
Devoir LPGIE II

Université Gaston Berger de Saint-Louis

UFR des Sciences Economiques et de Gestion

Formation Continue

LPGIE II

Sociologie des organisations

Cours : Dr. Bouna Ahmeth Fall

Contrôle de rattrapage

Durée 2H

Répondre rigoureusement aux quatre questions suivantes. Eviter toute considération sans rapport explicite avec le sujet.

Question 1 (5 points) : Montrer que le pouvoir au niveau de l’entreprise est plus efficace quand il utilise les modes doux.

Question 2 (5 points) : A quoi renvoie « l’histoire faite corps » dans les entreprises africaines et pourquoi faut-il, mettre en avant cet aspect, pour mieux s’imposer dans la hiérarchie de l’entreprise ?

Question 3 (5 points) : Dégager, à partir des explications données dans le cours, l’utilité des différents capitaux pour les étudiants en sciences de gestion quand ils cherchent des stages.

Question 4 (5 points) : Décrire le processus d’ascension dans la hiérarchie d’une organisation africaine?

Franc succès !

24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 14:38
Cette semaine, j'ai lu le livre de Bruckner

~~La sagesse de l'argent Essai Pascal Bruckner « L’argent est une promesse qui cherche une sagesse. L’expression doit s’entendre au double sens : il est sage d’avoir de l’argent, il est sage de s’interroger sur lui. Il rend tout homme philosophe malgré lui : bien penser, c’est aussi apprendre à bien dépenser, pour soi et pour autrui. Avec l’argent, nul n’est à l’aise : ceux qui croient le détester l’idolâtrent en secret. Ceux qui l’idolâtrent le surestiment. Ceux qui feignent de le mépriser se mentent à eux-mêmes. Engouement problématique, réprobation impossible. Telle est la difficulté. Mais si la sagesse ne consiste pas à s’attaquer à cela même qui paraît à tous le symbole de la folie, à quoi bon la philosophie ? » P.B. Sources : http://www.grasset.fr/la-sagesse-de-largent-9782246857556

18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:49

Felwine Sarr est né le 11 septembre 1972 à Niodior, dans les îles du Saloum. Il effectue ses études primaires et secondaires au Sénégal et obtient son baccalauréat (série C) au Collège Sacré-Cœur à Dakar. Il poursuit des études d'économie à l'Université d'Orléans (France) où il soutient une thèse de doctorat sur le thème de la " Coordination des Politiques Macroéoconomiques dans la Zone Uemoa". En 2007, il rentre au Sénégal enseigner à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis. En 2009, il obtient l'Agrégation du supérieur en Économie (CAMES). En 2010, il est Lauréat du Prix Abdoulaye Fadiga pour la Recherche Économique. En 2011, il devient Doyen de la faculté d’économieet de gestion de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis et Coordonnateur de la nouvelle UFR des Civilisations, Religions, Art et Communication (CRAC) de l'Université Gaston Berger dont il est chargé de la mise en œuvre.

Il a publié trois romans : Dahij (Gallimard, roman philosophique sur la quête de soi et de sens (2009)2, 105 rue Carnot chez Mémoire d'encrier3 et Méditations africaines4 préfacé par le professeur Souleymane Bachir Diagne.

Il est le cofondateur de la maison d'édition Jimsaan, avec l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop. Avec ce dernier et Nafissatou Dia Diouf, il a repris la Librairie Athena à Dakar.

Il a été interviewé le 23 février 2016 sur France Culture dans l'émission 'La Grande table (2ème partie)': http://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/l-afrique-continent-d-espoir et en dialogue avec Jean-Joseph Boillot, Professeur agrégé de sciences sociales et docteur en économie, conseiller au club du CEPII pour les grands pays émergents.

Publications[modifier | modifier le code]

Dahij, Gallimard, coll. « L'Arpenteur »,‎ 2009, 144 p. (ISBN 978-2070122677)

105 Rue Carnot, Mémoire d'encrier,‎ 2011, 78 p. (ISBN 978-2923713571)

Méditations africaines, Mémoire d'encrier,‎ 2012, 130 p. (ISBN 978-2923713731)

Afrotopia, Philippe Rey,‎ 2016, 160 p. (ISBN 978-2848765020)

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Felwine_Sarr

17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:43
TD Papa Moussa Fall

TD PAPA MOUSSA FALL LCA 2

L’hyène et l’aveugle

L’hyène était là, elle n’avait plus rien à manger. Elle avait si faim qu’elle n’en pouvait plus.

Dans les rues du village, chaque fois qu’elle passait, elle voyait un aveugle debout, aux entrées des maisons, disant seulement des formules magiques Les gens lui donnaient de la nourriture qu’il mettait dans ses sacs jusqu’à ce qu’ils soient pleins à craquer. L’hyène regardait ces sacs. Partout où elle se rendait, elle était chassée. Elle se mit à regarder cet aveugle, chaque jour, lorsque l’aveugle disait : «Laara bilaahi la la … !», on lui donnait de la nourriture, jusqu’à ce que ses sacs soient pleins à craquer. Il rentrait chez lui.

L’hyène dit à l’aveugle : « Hé! As-tu envie de retrouver la vue ? »

L’aveugle dit : « C’est tout ce que je demande à Dieu le Maître ! »

Elle dit : « Pour ce qui me concerne moi, je veux être aveugle ! »

L’hyène ajouta : « Veux-tu que nous fassions un échange et que tu m’apprennes tes incantations ? »

L’aveugle lui répondit : « Oui, je t’apprendrai les formules magiques, ainsi tu pourras demander l’aumône ! »

L’hyène devint aveugle et l’aveugle retrouva la vue. L’aveugle lui remit les formules magiques. Le premier jour, elle récita les formules magiques et remplit ses sacs avec de la nourriture jusqu’à ce qu’ils soient pleins à ras bords.

L’hyène alla se coucher dans sa case et se mit à parloter. Dès qu’elle commença à sentir la faim, elle accrocha les sacs à ses épaules. Elle arriva à mi-chemin et oublia les formules ! Elle ne connaissait plus les formules magiques, et elle ne pouvait plus savoir qui était l’aveugle.

Alors, elle resta là, bêtement !

Conte recueilli par Pape Faye

Les pays africains doivent maintenant être conscient et exploiter l’immense trésor que renferment les langues nationales. Toute langue africaine sert de véhicule et e support à la civilisation de la communauté qui l’emploie c’est-à-dire ses traditions, ses coutumes ses mœurs, ses légendes, ses contes etc. Ce dernier citée est un récit, une dramatisation mettant en scène des personnages imaginaires humains, animaux ou surnaturels situant leur aventure dans un milieu invraisemblable. En Afrique, il est destiné le plus souvent à un public bien particulier : les enfants. Le conte pourrait jouer ainsi le rôle d’un agent socialisateur. Puisque, au-delà du divertissement l’une de ses tâches est de familiariser les enfants dans les bons comportements.

La nuit, le feu allumé, les oiseaux ne chantent plus tout est dans un calme absolu seul la voix du patriarche ou matriarche résonne et brise le silence, les enfants autour de lui tend l’oreille et écoute attentivement le sage qui leur conte une histoire le plus souvent didactique ou pédagogique.

Ce conte que nous avons choisis, « l’hyène et l’aveugle » mette en évidence la ruse exacerbée de l’hyène. Celui-ci n’a pas saisi ce dicton « quand on a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a » aussi « ku yàgg ci teen baak, fekk la fa » on peut même y ajouter « ku muñ muuñ ». En opérant un échange selon lequel il donnerait la vue à l’aveugle et celui-ci lui apprend les paroles incantatoires pour que chaque jour il puisse se rassasier, l’hyène, oubliant ces paroles, tombe dans le piège du désespoir et de l’obscurité.

Avec force merveilleux et fort amusant, ce conte inculque à l’enfant des vertus comme le « doylu », le « muñ » et le « nit du tayyal »

« doylu » « nit day doylu » dit le proverbe wolof. Ce verbe pronominal équivaut en français à « se suffire ». En pays wolof cette vertu occupe une place importante. Chaque individu à bas âge avoir doit la cultiver en fin de faire face à des situations de carences de matérielles ou autres. Ainsi l’enfant à travers cette vertu enfourche cette expression « xalé day tëyé loxoom » (l’enfant doit tenir sa main). De ce se fait beaucoup de vices comme « le sajj » (vole) « xarandi » l’impatience lui seront épargnés.

Le « muñ » (persévérant ou endurant) n’est-ce pas c’est l’adage wolof qui dit « ku yàgg ci teen baak feekk la fa ». L’impatience a valu la cécité à l’hyène. Ainsi l’enfant à travers ce conte apprend l’endurance, la persévérance, aussi que l’homme ne doit pas vendre sa dignité au profit de la gourmandise. Cette valeur est aussi attribuée à la femme. A travers ce personnage l’hyène, le conte initie la jeune fille à l’endurance dans son « neegu sëy » (le ménage)

Le « tayyal » (la paresse). « Qui veux la facilité n’aura que des choses faciles » dit-on. En voulant se reposer sur les sentiers du travail, l’hyène a perdu la vue. Dans la société wolof la paresse est bannie, chaque individu doit suer son front pour survivre

Dans le conte chaque personnage symbolise un individu de la société, soit incarnant de bonne valeurs, soit le contraire. Dans ce conte l’hyène symbolise, l’enfant gourmand, impatient refusant d’aimer ce que la Nature lui a octroyée et l’aveugle, l’enfant qui préfère la vue que d’aller toujours frapper à la porte de chaque maison.

Quoi qu’on puisse dire le demeure par essence pédagogique ou didactique. Cependant, il commence à perdre sa valeur d’antan. Etant sous l’emprise de la modernité occidentale, la société wolof doit dans hic et nunc conserver ses valeurs littéraires, culturelles, artistique, si elle veut se faire entendre dans le concert des nations.

Travail présenté par Papa moussa Fall